I. Conclusion
La scoliose est une déformation tridimensionnelle du rachis habituellement asymptomatique chez l’enfant et l’adolescent et dont les causes restent actuellement méconnues pour la scoliose idiopathique.
Son diagnostic est le résultat d’un dépistage systématique dans le cadre de toute consultation médicale chez l’enfant. La gibbosité en est le signe pathognomonique ; elle témoigne de l’amplitude de la rotation vertébrale.
Les nouvelles technologies d’imagerie continuent de nous apporter des précisions sur la déformation elle-même, mais également sur son retentissement sur l’équilibre tridimensionnel du corps dans son ensemble.
Les évolutions les plus modernes des traitements orthopédiques et chirurgicaux n’ont pas bouleversé les grands principes qui régissent la prise en charge des scolioses idiopathiques. Les différentes techniques de rééducation n’ont pas démontré leur efficacité pour prévenir ou freiner l’évolution d’une déformation scoliotique en période de croissance. La mise en place d’un corset ne se justifie que Devant une scoliose évolutive, et nécessite une prise en charge et un suivi spécialisé.
Les indications des traitements chirurgicaux dépendent de multiples facteurs (importance et évolutivité de la déformation, topographie, stade de maturation osseuse, etc.) et doivent rester discutées au cas par cas au sein d’équipes spécialisées multidisciplinaires.
II. Résumé
La scoliose idiopathique survient sans cause décelable, chez des enfants en parfaite santé. De causes multifactorielles dont les plus évoquées sont les causes génétiques, hormonales, neurologiques et musculaires.
D’allure croissante, elle touche 0,2% de la population générale, et les deux sexes avec une prédominance féminine, et dans 80% des cas de scolioses sont idiopathiques.
Il s’agit d’une déformation progressive du rachis dans les trois plans de l’espace, ayant pour conséquences une rotation vertébrale responsable d’une gibbosité et une modification de l’équilibre sagittal du tronc.
Le diagnostic de scoliose est facile, par le simple examen du tronc penché en avant qui met en évidence la gibbosité et permet d’éliminer bon nombre d’« attitudes scoliotiques ». La scoliose présente un risque d’aggravation, particulièrement net durant la période de croissance. Durant la puberté, la scoliose peut parfois évoluer rapidement vers une déformation importante, ce qui est fréquemment le cas des scolioses apparues tôt dans l’enfance.
L’imagerie a une place importante pour confirmer le diagnostic et rechercher une étiologie, en permettant la distinction entre les scolioses idiopathiques et les scolioses ayant une cause précise.
Le diagnostic de la scoliose se fait sur les clichés standards, une étiologie éventuelle peut être diagnostiquée sur ces clichés, ou la recherche d’une étiologie se fait au scanner ou par imagerie par résonance magnétique (IRM). La classification anatomo-radiologique demeure la classification la plus fréquente, basée sur la localisation de la courbure vertébrale dans le plan frontal.
Les différentes techniques de rééducation n’ont pas démontré à elles seules leur efficacité pour prévenir ou freiner l’évolution d’une déformation scoliotique en période de croissance, et doit être combinée au traitement orthopédique ou chirurgical. La mise en place d’un corset ne se justifie que devant une scoliose évolutive, et nécessite une prise en charge spécialisée.
Le recours au traitement chirurgical est requis en cas d’échec des autres procédures et dépend de multiples facteurs (importance et évolutivité de la déformation, topographie, stade de maturation osseuse, etc.) et doit rester discuté au cas par cas au sein d’équipes pluridisciplinaires.